Le Comité national d’organisation du FESPACO 2015 (CNO), vient d’effectuer sa rentrée. La délégation générale du FESPACO a battu le rappel de l’ensemble des membres du CNO au siège de l’institution pour un échange sur la prochaine édition du FESPACO.

Instigateur de la rencontre, le délégué général, M. Michel OUEDRAOGO s’en est fort réjoui avant  d’indiquer aux organisateurs de la biennale, la vision nouvelle du FESPACO. L’ordre du jour a également cerné le budget ainsi que la question du virus Ebola.

 

La délégation générale du FESPACO a organisé une conférence de presse le jeudi 31 juillet dernier, en guise de lancement de la campagne médiatique autour du FESPACO 2015. Cette 24e édition, prévue du 24 février au 07 mars 2015, est en pleine phase des préparatifs, nécessitant cet échange avec les hommes des médias. Le thème retenu, «Cinéma africain : production et diffusion à l’ère du numérique », leur a été rappelé.

 

Le cinéma burkinabè et africain pleure la disparition  du cinéaste Adama Michel Sallé. Décédé le 21 juillet 2014 à Ouagadougou, ce jeune réalisateur burkinabè a été révélé au FESPACO 2011 avec son film L’or blanc. Il est le tout premier lauréat du Prix des écoles africaines de cinéma, lancé lors de la 22ème édition du FESPACO. La même œuvre reçoit le Prix spécial du Conseil National de la Vienne au FESPACO 2011 et, plus tard, son film Tao tao reçoit le Prix Clap Ivoire en Côte d’Ivoire.

Le cinéma africain pleure la disparition de la chef monteuse française, Andrée DAVANTURE, décédée à Paris le mardi 1er juillet 2014. Agée de 81 ans elle s’est éteinte en France des suites de maladie. Révélée dès les années 70 à travers le cinéma africain de l’Afrique francophone, madame DAVANTURE a collaboré avec les plus grands cinéastes africains de cette zone.

D’importantes innovations s’annoncent pour le 24e FESPACO, prévu du 28 février au 07 mars 2015. Cette nouvelle donne opère une véritable révolution au sein de la compétition pour l’Etalon de Yennenga, où le numérique et les films de la diaspora africaine font leur entrée. Dans cet entretien, M. Michel OUEDRAOGO, Délégué Général du FESPACO, nous en apprend plus amplement.

Le tandem FESPACO-FEPACI reste vivace. La visite de travail effectuée le 11 février 2014 au siège du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou par le cinéaste Cheick Omar SISSOKO, nouveau secrétaire général de la Fédération panafricaine des cinéastes (FEPACI), le laisse croire. Ce fut un honneur pour M. Michel OUEDRAOGO, Délégué Général du FESPACO et son staff d’accueillir ce grand homme du cinéma africain.

Du 03 au 07 mars 2014, Ouagadougou et Banfora abriteront la 3e édition des Journées cinématographiques de la femme africaine de l’image (JCFA). Georgette PARE, comédienne burkinabè et 25 ans de métier, apprécie la continuité des JCFA et parle aussi de ses propres satisfactions et frustrations en tant que professionnelle.

« Je suis comblée par tous ces efforts qui améliorent notre statut »

Et de trois déjà pour les JCFA ; qu’en pensez-vous ?

Georgette PARE (GP) : Je suis enchantée et honorée de voir les cinéastes africaines encore sous les projecteurs des JCFA.

La 29e édition du Festival international de Vues d’Afrique au Canada avait honoré la réalisatrice camerounaise Oswalde Lewat HALADE, pour l’ensemble et la qualité de son travail. Au cours d’un débat animé par des cinéastes africaines, voici ce que la talentueuse Oswalde pense des JCFA.

« Lors de la 1ère édition en 2010, j’y étais, pionnière avec d’autres réalisatrices africaines.

« On a plus affaire à des habilleuses qu’à des costumières…»

« En tant que costumière j’ai participé à plus d’une vingtaine de films. Ce métier n’est pas très en vue à l’instar de la réalisatrice. Aussi, il y a très peu de femmes qui s’y impliquent. En même temps, professionnellement parlant, il faut avouer qu’on a surtout affaire à des habilleuses plus qu’à des costumières. Autrement dit, être costumière c’est véritablement tout un travail de conception qui accompagne la réalisation d’un film.

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