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Décès du jeune cinéaste burkinabè Adama Sallé

Le cinéma burkinabè et africain pleure la disparition  du cinéaste Adama Michel Sallé. Décédé le 21 juillet 2014 à Ouagadougou, ce jeune réalisateur burkinabè a été révélé au FESPACO 2011 avec son film L’or blanc. Il est le tout premier lauréat du Prix des écoles africaines de cinéma, lancé lors de la 22ème édition du FESPACO. La même œuvre reçoit le Prix spécial du Conseil National de la Vienne au FESPACO 2011 et, plus tard, son film Tao tao reçoit le Prix Clap Ivoire en Côte d’Ivoire.

Formé à l’Ecole supérieure des arts visuels (ESAV Marrakech), au Maroc, ce jeune réalisateur était fréquemment invité à plusieurs festivals de cinéma du monde pour son talent. Auteur de deux courts métrages, il venait de décrocher avec brio un financement de l’Union Européenne en vue de la réalisation de son premier long métrage, Qui parle de vaincre. C’est dans cette brillante dynamique que la mort cruelle l’arrache à l’affection du monde des cinéastes africains.

A son enterrement le 22 juillet 2014 au cimetière de Borgo, M. Cheick Omar SISSOKO, le secrétaire général de la Fédération panafricaine du cinéma (FEPACI) et M. Emmanuel SANON, le président de l’Union nationale des cinéastes du Burkina (UNCB), lui ont rendu hommage au nom des professionnels burkinabè et africains. « Adama Sallé n’est pas mort, il vit à travers les œuvres qu’il a laissées », a dit M. SANON de l’UNCB avant d’inviter les nombreux cinéastes présents à soutenir la famille du défunt.

En effet Adama Michel Sallé laisse une veuve et deux orphelins. Qu’il repose en paix et que la terre lui soit légère !

GH, FESPACO